La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide, l'invasion militaire chinoise ayant entraîné la mort de plus 1,2 million Tibétains entre 1949 et 1979 selon le gouvernement tibétain en exil et les associations des Tibétains en exil luttant pour la liberté du Tibet et le respect des Droits de l'Homme pour les Tibétains.
Reuters rapporte que les autorités chinoises sont actuellement poursuivies par la cour de justice espagnole pour génocide à l'encontre du peuple tibétain.
Par ailleurs, outre la torture dans les prisons et le fait que celle-ci n'épargnerait pas les mineurs, les ONG font également état de méthodes particulières appliquées aux femmes tibétaines. Alors que les autres minorités ne font pas partie de la politique de contrôle des naissances en Chine, les femmes tibétaines y sont incluses et seraient stérilisées et obligées à avorter au delà du premier enfant, d'après la Commission des droits de l'Homme, rapport de 1999.
Le droit de pratiquer librement sa religion est bafoué par le gouvernement de Pékin : les photos du Dalaï Lama sont interdites, sous peine de prison, mais pas celles du Panchen Lama (celui désigné par le gouvernement central de Pékin, et non celui reconnu par le Dalaï Lama), qui a été remplacé et qui est maintenant de culture chinoise. Les manifestations pour l'indépendance du Tibet sont violemment réprimées : deux nonnes bouddhistes qui avaient réclamé la libération du Tibet ont été enfermées dans la prison de Drapchi, à Lhassa en 1990. Lhundrub Sangmo et Rizin Choekyi ont été libérées respectivement en 1999 et en 2002, après avoir vécu un véritable calvaire dans leurs geôles (tortures, brimades et manque de nourriture). 140 prisonniers d'opinion tibétains sont aujourd'hui détenus dans la prison de Drapchi.
Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90).
La dernière en date, selon le TCHRD, s'est produite le 1 août 2007 à Litang, lors des cérémonies du 80e anniversaire de l'Armée de la libération populaire chinoise. Un nomade tibétain de 52 ans, Ronggay Adrak, a appelé au retour du Dalaï Lama, de la libération du Panchen Lama et de la liberté pour le Tibet avant d'être arrêté par la Police de Kardzé. Malgré la promesse faite par les autorités et des manifestations de soutien des populations, Ronggay Adrak serait toujours détenu. La situation reste très tendue et plus de 3000 personnels de force de l'ordre seraient mobilisés.
Selon les autorités chinoises, les Tibétains ne seraient pas soumis à des discriminations particulières car ils disposent des mêmes droits que l'ensemble des citoyens de la République Populaire de Chine, avec les mêmes devoirs et les mêmes restrictions.
Selon les autorités chinoises, depuis le début des années 1990, la situation des droits de l'Homme s'est améliorée et le niveau de vie des Tibétains a considérablement augmenté.
Selon le gouvernement tibétain en exil et le Dalaï Lama, même s'ils reconnaissent que la situation de la Chine s'améliore, ils affirment que la situation au Tibet ne fait qu'empirer, en particulier pour les Droits de l'Homme qui sont bafoués, et pour l'environnement qui se dégrade gravement. Dans les prisons les tortures sont systématiques pour les prisonniers politiques tibétains, qui sont plus de 100. La liberté religieuse est loin d'être respectée, comme l'illustre la fuite au passage de l'an 2000 du 17e Karmapa, Orgyèn Trinley Dorjé. Les Tibétains subissent une discrimination notamment pour les emplois, de nombreux avantages étant donnés aux Chinois.
Aujourd'hui, tant l'opposition politique à l'occupation chinoise du Tibet que la détention de Tibétains arrêtés s'étendent dans tout le Tibet. Compte tenu de la modestie de la population tibétaine, six millions, le nombre de prisonniers politiques tibétains est disproportionné en République populaire de Chine. D'après le Centre Tibétain des Droits de l'Homme et pour la Démocratie (TCHRD), basé à Dharamsala, en Inde, en 2001, il y avait 254 détenus politiques connus au Tibet. Deux d'entre eux parmi les plus connus, Takna Jigmé Sangpo et Ngawang Sangdrol, accomplissent des peines ininterrompues de respectivement 41 et 22 ans. Selon le Centre, 37 arrestations ont été enregistrées en 2001, tandis que 10 Tibétains sont morts au cours de la même année des suites de tortures et de mauvais traitements. Depuis 1987, le taux de mortalité parmi les prisonnières politiques au Tibet est de une sur vingt-deux. Ces décès sont dus aux tortures, aux coups et autres mauvais traitements subis en prison.
Depuis la ratification en 1998 par la Chine de la Convention des Nations Unies contre la torture, plus de 70 Tibétains sont morts des suites directes de tortures dans les geôles chinoises au Tibet. Au moins 70 rescapés de tortures au Tibet sont soignés dans le cadre du Programme spécial établi à cet effet par le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala. En mai 2000, le Comité des Nations Unies contre la torture a exprimé sa préoccupation au sujet "des allégations répétées de sérieux incidents de torture, concernant en particulier les Tibétains et d'autres minorités nationales en Chine".
En 2001, le Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale a exprimé sa préoccupation concernant "la liberté religieuse des populations appartenant à des minorités nationales, notamment au Sinjiang et au Tibet". Le Comité a pressé la République populaire de Chine d'assurer la promotion des cultures et traditions locales et régionales, ainsi que le respect des droits de ces populations.
En 2007, le XIème Panchen-Lama a entamé sa 12ème année de détention par le gouvernement chinois. La République populaire de Chine continue de refuser à des observateurs internationaux un droit d'accès afin de s'assurer de sa condition. La Chine refuse également de répondre de façon adéquate aux demandes concernant le lieu où se trouve l'enfant présentées par divers organismes spécialisés de la Commission des Nations Unies des Droits de l'Homme, le Haut commissariat pour les Droits de l'Homme et le Comité des droits de l'enfant.
Plus de 12.000 moines et nonnes ont été expulsés de leurs monastères et couvents depuis 1996 pour opposition aux sessions de "rééducation patriotique" menées dans les monastères et les couvents dans le cadre de la campagne "Frapper fort" au Tibet.
La République populaire de Chine mène actuellement une campagne officielle visant à transformer le Tibet en une "région athée" et à propager une soi-disant "civilisation spirituelle communiste". Le 4 juillet 2000, un éditorial de l'officiel Tibet Daily suggérait d'éduquer les enfants à l'athéisme "afin de les aider à se débarrasser de la mauvaise influence de la religion".
En dépit des proclamations des autorités chinoises selon lesquelles des "progrès phénoménaux" ont été réalisés au Tibet, tout indique des progrès très relatifs en plus de cinquante ans d'administration chinoise. Plus important encore, ce qui a été réalisé l'a été essentiellement pour le bénéfice des colons chinois au Tibet, et non de la population locale. Selon les données du Programme des Nations Unies pour le développement, le Tibet demeure l'une des régions les plus pauvres du monde dans l'Index du développement humain.
Vous souhaitez être informé de la situation au Tibet ainsi que des actions menées par l'ATL et d'autres associations !
Vous souhaitez vous investir dans cette lutte pacifique pour un TIBET LIBRE alors cliquez sur notre logo pour accéder à la page d'adhésion !
Signez et faites signer les pétitions !
Des vies ont été sauvées grâce aux pétitions ! Informez les gens autour de vous de la situation au Tibet et faîtes les participer !
Chaque signature est importante !
Envoyer les pétitions à : Association Agir pour un Tibet Libre, 20 rue de Metz 57310 Rurange-les-Thionville (France).
Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour télécharger les pétitions.
Pétition au Président du CIO Mr Jacques Rogge
Nous pensons que donner à la Chine le privilège de recevoir les Jeux Olympiques, alors que son gouvernement est responsable de génocide au Tibet et que les droits humains sont régulièrement violés au sein même de la Chine, va à l'encontre des principes fondateurs des Jeux Olympiques et pourrait s'avérer très dommageable.
Soutenez la démarche du GU-CHU-SUM, Signez la pétition !
Cliquez sur le logo du Gu-Shu-Sum !
Contactez-nous !
Vous pouvez nous Skyper en cliquant sur ce bouton.
Vous devez avoir Skype sur votre ordinateur. Si vous ne l'avez pas ce n'est pas grave cliquez sur ce lien c'est gratuit.TELECHARGER SKYPE