Les Tortures Chinoises



La torture de prisonniers politiques tibétains a été utilisée comme méthode de répression depuis que les Chinois ont envahi le Tibet dans les années 1950. Malgré que la Chine déclare qu'elle adhère à la loi internationale interdisant l'utilisation de la torture, le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie (Tibetan Centre for Human Rights and Democracy - TCHRD) a rassemblé d'innombrables témoignages d'anciens prisonniers politiques démontrant que la torture est toujours utilisée de façon routinière. Les prisonniers politiques courent le plus grand risque d'être torturés. Ces personnes, dont la plupart sont des moines et des nonnes, sont souvent emprisonnées pour avoir ouvertement exprimé leur soutien au Dalaï Lama et à un Tibet indépendant - or il s'agit là de droits protégés par une législation internationale.

Le 4 octobre 1988, la République populaire de Chine a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et autres traitements cruels ou dégradants qu'elle avait signée le 12 décembre 1986. Un membre de la délégation chinoise à l'Assemblée générale des Nations unies a déclaré en novembre 1988 que "la Chine mettrait en pratique en toute bonne foi ses obligations fixées dans la convention". Depuis que la Chine a signé ce texte, 60 personnes sont mortes de la torture pendant leur emprisonnement. De plus, des dizaines d'autres ont été tuées pendant des manifestations pour l'indépendance. Beaucoup d'autres se sont suicidés sous la contrainte d'avoir été forcés à renoncer à leurs croyances religieuses ou parce qu'ils ne pouvaient plus endurer leurs conditions de détention.

En 1993 et 1996, le Comité des Nations unies contre la torture, un groupe d'experts légaux, a demandé à la Chine d'instaurer un pouvoir judiciaire vraiment indépendant et de changer ses lois afin de bannir toute forme de torture. En mai 1996, le Comité déclarait : "La Chine a commis la faute de ne pas incorporer dans son système légal propre une définition de la torture consistante avec les clauses de la convention." Douze ans après la ratification de la Convention contre la torture, la Chine a signé le 5 octobre 1988 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. La Chine a maintenant signé tous les textes importants des Nations unies concernant les droits de l'homme, mais son comportement des dernières années démontre que les autorités font très peu d'efforts afin de tenir leurs engagements légaux internationaux.

Une des preuves que la Chine continue à abuser des droits humains de la façon la plus terrible est présentée dans les récits personnels d' "Histoires d'horreur". Le TCHRD a interviewé des anciens prisonniers politiques en Inde et au Népal afin d'obtenir une vue d'ensemble de la situation actuelle concernant la torture au Tibet. Les récits personnels de torture reçus par le TCHRD reflètent seulement une infime partie de la situation réelle au Tibet. Aux fins de cette publication, la notion de torture est basée sur la définition utilisée par la Convention des Nations unies contre la torture et autres traitements cruels ou dégradants, qui comprend aussi bien la torture physique que mentale.

Le TCHRD a également limité les récits de torture aux Tibétains ayant été détenus ou arrêtés, situation dans laquelle elle est la plus fréquente.

Techniques et Méthodes de Torture

Cliquez pour agrandir l'image

La Torture durant la détention

Plusieurs techniques de torture sont utilisées durant la détention. Les méthodes sont devenues de plus en plus sophistiquées, avec l'introduction de nouveaux instruments comme la matraque électrique (parfois appelé aiguillon à bétail électrique) ou la technique consistant à blesser les victimes intérieurement plutôt que de causer des marques extérieures visibles. Une autre technique fréquemment utilisée est l'agression sexuelle avec des instruments de torture perpétrée à l'encontre des femmes, en particulier contre les nonnes. De plus, on refuse aux victimes torturées en prison le traitement médical dont elles ont besoin. Dans certains cas, ceci a mené à des mutilations physiques irréversibles, dans d'autres cas, à la mort.

La torture durant l'emprisonnement

La torture pendant l'emprisonnement prend d'autres formes, comme le travail forcé et des exercices. Certains ont décrit ces exigences physiques comme plus dures que les coups. Il y a aussi des techniques qui ont un effet plus profond sur le psychisme, comme par exemple l'extraction de sang ou la privation de nourriture. Les moines et les nonnes souffrent souvent des formes de torture psychologique les plus terribles, car on les force à violer leurs croyances religieuses. Par exemple, une méthode d'abus psychologique est de forcer les nonnes et les moines à porter des thankas (peintures religieuses) couverts d'excréments humains.

Une variété de méthodes

Une forme de torture couramment décrite par d'anciens prisonniers est de pendre les prisonniers au plafond au-dessus d'un feu. Ceci est seulement une des multiples techniques de torture auxquelles Palden Gyatso, relâché en 1992 et vivant aujourd'hui à Dharamsala,  a survécu. Il a été emprisonné pendant 33 ans pour des raisons politiques. “D'abord, ils ont attaché notre cou, puis ont noué nos mains à notre cou. Ils ont noué les cordes comme on le fait avec un sac, en utilisant le mur comme support. Nous avons été attachés pendant les sessions d'interrogatoire, puis pendus au plafond. Si nous ne donnions pas de réponse satisfaisante, ils enlevaient nos vêtements, nous pendaient de nouveau au plafond et les tortionnaires nous jetaient de l'eau bouillante sur tout le corps.”

Une autre méthode décrite par Palden Gyatso est la menotte auto-serrante, appelée aussi “menotte jaune”. Des dents sont à l'intérieur de la menotte et quand la victime bouge, elles sortent automatiquement et entaillent le poignet. Un autre type de menottes cause des ampoules sur le poignet qui deviennent des inflammations et se développent par après en brûlures.

Décès et Blessures

Cliquez pour agrandir l'image

Décès dû à l'emprisonnement

Lorsque le prisonnier est sur le point de mourir à cause de la torture, il est en général hospitalisé ou relâché. La personne meurt alors hors des murs de la prison, ainsi, les autorités ont l'air moins coupables. Les prisonniers meurent également à la suite de maladies prolongées et non traitées dues à la détention. Depuis l'année 1986, le TCHRD a rapporté 17 morts confirmées de personnes décédées immédiatement après avoir été relâchées de prison. Toutes les victimes avaient été torturées.

Par exemple, Jampel Thinley, un moine accusé en 1997 d'avoir collé des affiches “contre-révolutionnaires” sur les murs d'un monastère est mort dans les quatre jours après sa libération. A l'hôpital, ses amis proches l'ont entendu murmurer qu'on ne lui avait donné ni eau ni nourriture pendant les neuf jours et nuits qu'il avait été battu et torturé. Les autorités n'ont fourni aucune explication quant à sa mort, même si à son enterrement plusieurs moines avaient vu que son corps était devenu rouge et bleu.

Blessures internes et manque de traitement médical

Infliger des blessures internes est un moyen sophistiqué de camoufler des signes visibles de torture. Une façon courante de tuer les prisonniers est d'endommager les reins. Ceci suggère que les tortionnaires se concentrent intentionnellement sur l'intérieur du corps afin de minimaliser les blessures externes. Quand les blessures causées sont si graves qu'elles pourraient provoquer la mort, comme dans le cas de la nonne Rinzin Choeden, le prisonnier est souvent relâché. Une semaine après son arrestation, qui avait eu lieu le 8 mars 1989 à la suite d'un manifestation, Rinzin a été ramenée à son couvent de Shugseb dans une condition critique. Ses reins avaient été endommagés par suite de la torture. Elle est décédée en 1990 à l'âge de 25 ans.

Même si les prisonniers souffrent de blessures infligées par la torture, il ne reçoivent pas assez de traitements médicaux ou alors on les soigne trop tard. Ceux qui ont survécu ont souvent les dommages définitifs. Une nonne, Kunchok Tsomo, a passé trois ans en prison avec un bras cassé par une crosse de fusil lors de son arrestation pendant une manifestation en mai 1993. Son bras n'a jamais été soigné. Sa blessure était aggravée par les travaux qu'on lui a infligés en prison, notamment le nettoyage et la séparation de la laine.

Torture pour les Mineurs et les Femmes - Travaux forcés pour tous !

Mineurs torturés

Le 1er avril 1992, la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant est formellement entrée en vigueur en Chine. Selon cette convention, la détention ou l'arrestation d'un enfant ne peut être utilisée qu'en dernier lieu et selon la loi. Or, à ce jour, on connaît 39 jeunes prisonniers politiques dans plusieurs prisons chinoises au Tibet, et beaucoup de prisonniers actuels avaient moins de 18 ans au moment de leur arrestation.

Ces jeunes gens ont été emprisonnés parce qu'ils essayaient d'exercer leur droit à la liberté d'expression. Ils sont détenus dans des prisons d'adultes, on ne leur accorde pas d'avocat ni aucun contact avec leur famille. Ils sont mis aux travaux forcés et sont sujets aux mêmes tortures et abus que les adultes. L'effet psychologique de la torture sur un jeune peut donner des séquelles très profondes. La période de détention, même si ce n'est qu'un mois, peut sembler infinie, et les enfants ne comprennent souvent pas pourquoi ils sont prisonniers.

La plus jeune prisonnière politique décédée au Tibet est une petite fille de 15 ans nommée Sherab Ngawang. Elle est morte le 17 avril 1995, deux mois après avoir été relâchée de la prison de Trisam. Apparemment, elle a été électrocutée avec des aiguillons électriques et battue avec un tube en plastic rempli de sable, parce qu'elle s'était jointe à d'autres nonnes pour chanter des chansons de liberté dans la prison. Elle a été battue jusqu'à ce que son corps soit couvert d'ecchymoses et qu'on pouvait à peine la reconnaître.

Femmes torturées

Les femmes sont plus vulnérables aux mauvais traitements que les hommes, car les autorités utilisent la torture sexuelle comme moyen de punition et d'interrogatoire, spécialement envers les nonnes. Même des femmes enceintes, normalement protégées par une loi internationale spéciale, ont été torturées, ce qui a provoqué des fausses couches. On a rapporté des attaques avec des bâtons et des aiguillons électriques introduits de force dans le vagin, l'anus et la bouche. La plupart du temps, les femmes sont torturées par des gardes féminins.

Tenzin Chöden a été détenue pendant deux mois dans le centre de détention de Gutsa, près de Lhassa, où elle a été interrogée et torturée tous les jours : “Nous avons été emmenées dans une pièce une par une où il y avait quatre gardiennes. On m'a déshabillé complètement et on m'a dit de me coucher sur le sol comme si je me prosternais.”

Les femmes, masquées et portant des gants, ont battu Tenzin sur tout le corps avec les bâtons et elle s'est évanouie. “Quand je me suis réveillée, les gardiennes ont inséré un bâton dans mon vagin avec une violence extrême. Puis elles ont mis le bâton dans ma bouche. J'ai essayé de garder ma bouche fermée mais l'une des gardiennes a poussé tellement fort que les lèvres se sont déchirées et que j'ai perdu deux de mes dents.”

Travaux et exercices forcés

Tous les prisonniers détenus dans les prisons au Tibet sont forcés d'effectuer des travaux intensifs. Souvent, on rajoute à cela des exercices forcés et un régime alimentaire exécrable afin d'affaiblir les prisonniers. Luesang, un prisonnier de 16 ans, devait faire des travaux de construction pendant deux ans quand il était à la prison de Tölung Trisam. "Parfois, nous devions travailler presque 24 heures sur 24 : de 8 à 12, de 13 à 18 heures, de 19 heures du soir à 1 heure du matin, et puis de nouveau de 2 heures à 6 heures du matin. Les repas étaient très maigres : deux tranches de pain et de l'eau chaude au matin, des légumes cuits et du riz crû le midi, deux tranches de pain et des légumes bouillis le soir, et de l'eau chaude pendant la nuit."

Les prisonniers doivent également labourer, travailler dans les mines ou récolter des excréments humains pour les utiliser comme engrais. Ils travaillent souvent dans des endroits désertiques et inhospitaliers du Tibet et doivent endurer un entraînement idéologique très dur. On leur donne des quotas à réaliser afin de tirer un maximum de profit de leur travail. Ces quotas sont obligatoires même si les prisonniers sont malades.
http://www.tchrd.org
Centre Tibétain pour les Droits de l'Homme et la Démocratie (TCHRD)
http://www.guchusum.org
Association GuChuSum Mouvement pour le Tibet

http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=111391

Vous souhaitez être informé de la situation au Tibet ainsi que des actions menées par l'ATL et d'autres associations !
Inscrivez-vous à la Newsletter
Nom Prénom:
E-mail:



  web compteur

Page précédente - Retour au début - Haut de Page - Page suivante

Rejoignez-nous !

Vous souhaitez vous investir dans cette lutte pacifique pour un TIBET LIBRE alors cliquez sur notre logo pour accéder à la page d'adhésion !
Ils ont besoin de vous !

Signez et faites signer les pétitions !

Des vies ont été sauvées grâce aux pétitions ! Informez les gens autour de vous de la situation au Tibet et faîtes les participer !

Chaque signature est importante !

Envoyer les pétitions à : Association Agir pour un Tibet Libre, 20 rue de Metz 57310 Rurange-les-Thionville (France).

Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour télécharger les pétitions.
Panchen Lama.pdf
Tenzin Délék Rinpotché.pdf
Accueil Dalaï Lama.pdf
Free Tibet UE.pdf
JO-2008.pdf

Pétition au Président du CIO Mr Jacques Rogge

Nous pensons que donner à la Chine le privilège de recevoir les Jeux Olympiques, alors que son gouvernement est responsable de génocide au Tibet et que les droits humains sont régulièrement violés au sein même de la Chine, va à l'encontre des principes fondateurs des Jeux Olympiques et pourrait s'avérer très dommageable.

Soutenez la démarche du GU-CHU-SUM, Signez la pétition !

Cliquez sur le logo du Gu-Shu-Sum !
petition-guchusum-jo-pekin-2008.pdf

Contactez-nous !

Vous pouvez nous Skyper en cliquant sur ce bouton. My status   Vous devez avoir Skype sur votre ordinateur. Si vous ne l'avez pas ce n'est pas grave cliquez sur ce lien c'est gratuit.TELECHARGER SKYPE

Et pour nous écrire c'est ICI !
Contactez-nous !


Dernière mise à jour :vendredi 25 avril 2008Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS